Découvrez la technologie de votre véhicule BGP Honda
Les nouvelles BGP Honda

Revenir aux nouvelles

La Honda Civic, une histoire d’amour avec les Québécois

22 juillet 2019

Soichiro Honda, né le 17 novembre 1906, n’a jamais été un bon étudiant. Il quitte l’école à 15 ans et se trouve un emploi comme mécanicien. En 1936, il s’essaie à la course automobile et se crashe. Fin de sa carrière en course automobile.

Cette année-là, il fonde une entreprise de fabrication de bagues de piston (rings). Son premier client, Toyota, rejette 47 de ses 50 premières bagues, à cause d’un manque de qualité. Plutôt que se décourager, Honda apprend la métallurgie. Ses bagues s’améliorent et à peine quelques années plus tard, il détient 28 brevets et emploie 2 000 personnes.

Un mois après la fin de la Seconde Guerre mondiale, en 1945, Soichiro vend sa compagnie à Toyota. Puis, dans un Tokyo dévasté par les bombardements, il fabrique une première moto pour sa femme. En fait, il s’agit d’un vélo doté d’un petit moteur à deux temps. Puis, il en fabrique un autre qu’il revend. Puis un autre. Puis… En 1948, Soichiro fonde la Honda Motor Company. Au milieu des années 60, Honda est l’un des plus importants constructeurs de motos au monde. Il s’affiche même en Formule 1 et remporte le Grand Prix du Mexique, le 24 octobre 1965.

Le 11 mars 1969, Honda Canada voit le jour, vendant uniquement des motos et des petits moteurs pour diverses applications. Auparavant, des distributeurs indépendants offraient quelques modèles de moto et le joli roadster S600. Joli mais pas très populaire, comme toutes les autres voitures Honda qui sont principalement vendues au Japon. L’aventure automobile déçoit Honda qui s’apprête à lancer la serviette. Toutefois, dans un dernier effort, il dévoile une petite voiture, une certaine Civic…

Cette même année, 1972, la première « zone » canadienne de Honda, une maison-mère satellite si l’on veut, est ouverte à Montréal. La Civic débarque au Canada en tant que modèle 1973. Deux versions sont proposées : un hatchback et un coupé qui ressemble beaucoup au hatchback, mais dont le coffre est séparé de l’habitacle. Cette première Civic est dotée d’un quatre cylindres 1,2 litre développant 50 chevaux et un couple de 59 livres-pied qui doivent déplacer 697 kilos. Selon le Guide de l’auto 1974, le 0-96 km/h (0-60 mi/h) se fait en 14,5 secondes. Le comportement routier de la Civic et sa finition de haut niveau en font rapidement la chouchoute des Canadiens. En 1973, il s’en vend 747 d’un océan à l’autre. L’année suivante 5 241. Puis, 20 742 en 1975, puis 32 703, puis…

En 1975, la Civic est disponible avec un moteur qui fera école, le fameux CVCC (Compound Vortex Controlled Combustion) si peu polluant qu’il n’exige pas de convertisseur catalytique pour être conforme aux normes les plus sévères du moment.

Cette première génération dure jusqu’en 1979. Dès l’année suivante, elle fait place à une nouvelle Civic (année-modèle 1980) beaucoup plus moderne et aux dimensions un peu plus grandes. Votre humble serviteur a possédé un modèle 1982 acheté flambant neuf, comme 30 285 autres personnes… à une époque où les taux d’intérêt étaient à 18%.

Si l’on pouvait voir plusieurs liens esthétiques entre la Civic de 1979 et celle d’avant, ce n’est absolument plus le cas avec le modèle 1984 aux lignes coupées au couteau et décliné en trois configurations : hatchback, berline et familiale. Mais n’oublions surtout pas ce joli coupé qui a fait rêver des tonnes de jeunes, le CRX, toujours aussi apprécié, 35 ans plus tard! Les ventes au Canada sont moins élevées qu’avant avec 19 519 unités en 1984 et 25 831 en 1987.

En septembre 1987, une nouvelle Civic pose ses pneus chez les concessionnaires. Cette année-là, la SiR arrive pour la première fois sur le marché japonais. C’est également en 1987 que sortent les premières Accord de l’usine d’Alliston, en Ontario. Inaugurée le 3 novembre 1986, cette usine a été la première d’un constructeur japonais au pays. 1987 s’avère aussi un tournant pour Honda Canada qui offre à un public plus exigeant la marque Acura. À noter qu’en 1989, la Honda Integra XSi japonaise est dotée d’un moteur coiffé d’une nouvelle technologie, le Variable Valve Timing & Lift Electronic Control ou, si vous préférez, VTEC, qui, comme le CVCC quinze ans auparavant, fera école. Les ventes canadiennes de la Civic passent de 25 831 en 1987 à 50 320 en 1991, dernière année de cette quatrième génération.

La Civic 1992 apparaît en novembre 1991 et affiche des lignes beaucoup plus arrondies qu’avant, suivant ainsi la tendance générale de l’industrie. Deux variantes sont proposées, hatchback et berline… sans oublier la Civic Del Sol, un très beau biplace qui remplace la CRX. Cette génération dure jusqu’en 1995 et les ventes sont moins élevées qu’avant, tournant autour de 35 000 unités par année au Canada.

Une toute nouvelle Civic apparaît. On la retrouve en livrées berline, hatchbacket coupé. Cette Civic de sixième génération se singularise surtout par sa version SiR. Il faut croire que Honda a touché une corde sensible avec sa Civic, peu importe la version, puisque les ventes augmentent en flèche. En 1996, on parle de 37 648 unités au Canada alors que 60 407 ont trouvé preneur en 2000, dernière année de cette génération. L’année-modèle 1997 marque aussi le début d’une Civic endimanchée, vendue uniquement au Canada, l’Acura EL, qui a la lourde tâche de remplacer l’adulée Integra.

Septembre 2015. La Civic berline 2016 est dévoilée. Cette fois, Honda n’a pas péché par excès de conservatisme! Cette livrée plaît assurément car au Canada, les ventes ont été de 64 552, 69 030 et 69 005 unités pour les modèles 2016, 2017 et 2018 respectivement. Les investissements de 857 millions apportés à l’usine d’Alliston dans le but de construire cette Civic n’ont pas été vains!

On peut ne pas aimer les produits japonais, ou Honda tout simplement, mais force est d’admettre que cette compagnie, par sa philosophie, son approche technique et marketing et sa volonté de toujours innover, inspire le respect. Et tout ça a commencé par des bagues de piston… ratées! Ce n’est pas pour rien que Soichiro Honda disait que le succès ne représente que 1% du travail. Les 99% restant sont constitués d’échecs…

source: guideautoweb.com